Dans cet article, les mots japonais resteront invariables.
Les katakana (片仮名, proprement « kana fragmentaires ») sont un des deux syllabaires utilisés en japonais. Comme les hiragana – l'autre syllabaire – les katakana sont des signes correspondant à des syllabes (ka, ki, ku, ke, ko). Ils permettent de transcrire le japonais sans ambiguïté.
> les mots d'origines étrangères, il s'agit le plus souvent de mots anglais :
ビール bīru : « bière »,
フランス Furansu : « France »,
ズボン zubon : « pantalon » (ce mot vient cependant du français « jupon »)
> les onomatopées ou petits mots expressifs, très fréquents en japonais (voir aussi à l'article Manga) :
フアフア fuafua : bruit de ce qui est tendre et moelleux,
ペコペコ pekopeko : bruit de gargouilli,
コケコッコ kokekokko : « cocorico »
> les noms d'animaux dans les ouvrages scientifiques ; dans l'usage courant, on utilise plutôt les kanji ou les hiragana :
イルカ iruka : « dauphin »,
サル saru : « singe »
> certains mots japonais peuvent être écrits en katakana pour produire un effet particulier, comme en adoucir le sens. Par exemple, ダメ dame, qui signifie « cela ne convient pas » ou « ce n'est pas possible », terme potentiellement offensif, peut être écrit en katakana pour paraître moins brutal
> les mots mis en évidence, à la manière de notre italique.
> ヽ : marque d'itération. On l'utilise pour éviter de répéter un même katakana. Par exemple, クク pourrait être écrit クヽ
> ヾ : marque d'itération pour une syllabe sonore. Ainsi, on peut abréger ググ en グヾ.
On utilise comme pour les hiragana les diacritiques ゛ (dakuten) et ゜ (handakuten) pour former des syllabes dérivées ou nigori (カ ka + ゛→ ガ ga).
Noter que bien que cette écriture ne soit pas bicamérale, elle fait usage de caractères de petit format. Ceux-ci servent à créer des syllabes qu'on ne pourrait pas noter, sinon, directement (que ces syllabes existent ou non en japonais). Le kana qui précède n'a alors pas de valeur syllabique pleine (on les lit sans voyelle). Par exemple, ニャ ne se lit pas niya (qu'on écrirait ニヤ) mais nya. Du fait d'évolutions phonétiques, il faut connaître des équivalences qui ne sont pas forcément évidentes : ainsi, チョ vaut phonologiquement chi-yo → chyo mais se lit cho. De plus, le kana ツ tsu, comme en hiragana, sert – en petit format – à noter les consonnes redoublées : ベッド se lit donc beddo, « lit » (de l'anglais bed) et non betsudo.
> tout d'abord, l'allongement de la voyelle se fait systématiquement, pour toutes les voyelles, avec le signe d'allongement de voyelle (ligne horizontale dans le cas de l'écriture horizontale, ligne verticale dans le cas de l'écriture verticale), par exemple : フリー百科事典, furī hyakkajiten (encyclopédie libre) où フリー est en fait le mot anglais free
> de nouvelles combinaisons avec les kana de petit format ont été inventées, pour permettre de mieux transcrire des sons qui n'existent pas en japonais; ainsi, fu est rendu par フ, et pour les autres voyelles on utilise ce kana suivi du petit kana de la voyelle : ファ fa, フィ fi, フェ fe, フォ fo
> le kana ツ tsu est utilisé de même : ツァ tsa, ツィ tsi, ツェ tse, ツォ tso
> pour retranscrire la consonne "v" absent du japonais, on utilise le kana spécial ヴ vu et, suivant la même méthode, on a ヴァ va, ヴィ vi, ヴェ ve et ヴォ vo (mais cette série est peu utilisée, en général on se contente de ba, bi, bu, be et bo à la place)
> le kana u est utilisé pour : ウィ wi, ウェ we, ウォ wo (wu n'existe pas, on utilise tout simplement u à la place ; wa a son propre kana standard : ワ)
> les syllabes avec "ch" (prononcé comme tch français), "sh" (prononcé comme ch français) s'écrivent :
- pour les voyelles a, u, o, suivant les règles standards comme les hiragana, c'est-à-dire en écrivant le kana avec i suivi d'un petit ya, yu ou yo
- pour la voyelle e, en plaçant un petit kana e après la syllabe en i : チェ che, シェ she et ジェ je
> les syllabes "ti" et "di" sont rendues par te ou de suivi d'un petit i : ティ ti et ディ di
> enfin, comme en hiragana, les syllabes avec la semi-voyelle "y" pour les voyelles a, u et o sont possibles pour toutes les consonnes ayant une syllabe en i (sauf ji, shi et chi) en lui ajoutant un petit ya, yu ou yo.
Exemple d'un mot réel : デューティ・フリー dyūti furī, duty free


